CASNAV de l’académie de Créteil

Présentation des séquences

09 / 09 / 2013 | Laurence Corny

Les séquences didactiques sont destinées aux enseignants des UPE2A du 1er degré et permettant d’aborder les discours disciplinaires (histoire, géographie, éducation civique, sciences et technologie) dès le début du processus d’apprentissage de la langue par les élèves allophones.

Les objectifs des séquences
Chacune des séquences proposées amène les élèves à :
- prendre conscience du déroulement d’une séance disciplinaire telle qu’ils pourront être amenés à en suivre en classe ordinaire en France (situation problème, mise en commun, trace écrite) ;
- entrer dans le discours disciplinaire (lexique, structures syntaxiques) ;
- développer un savoir-faire disciplinaire (lire et/ou se repérer sur une carte, réaliser un schéma ou lire une frise historique par exemple) ;
- lire un texte disciplinaire extrait d’un manuel ou d’une source similaire.

Le public visé
Les séquences sont conçues :
- pour des enseignants d’UPE2A du 1er degré ;
- pour être utilisées dès le début du processus d’apprentissage du français de scolarisation par des élèves allophones nouvellement arrivés, scolarisés au cycle 3, lecteurs dans une langue de 1ère scolarisation.
Toutefois, pour chaque activité de production écrite (trace écrite de la séance), une différenciation pédagogique est proposée afin de prendre en compte l’hétérogénéité des compétences des élèves en lecture et en écriture.
Exemple d’une trace écrite avec différenciation pédagogigue.

Avec quelques adaptations, ces séquences peuvent tout à fait être utilisées à d’autres contextes d’enseignement-apprentissage.

Un principe : l’oral avant l’écrit
Chaque séquence comporte au moins un texte disciplinaire. Pour éviter que le travail de compréhension du texte se transforme en une longue explication lexicale, celui-ci est précédé, lors des séances antérieures, d’activités favorisant un enrichissement linguistique.

Ces activités orales, dans lesquelles les documents iconographiques ont une place centrale, ont pour but de développer les compétences lexicales et morphosyntaxiques des élèves en français. Il s’agit souvent de tris, de classements ou d’appariements qui sont autant d’occasions de mobiliser des concepts déjà disponibles dans la langue première, d’en acquérir de nouveaux et d’apprendre les mots qui s’y rattachent ou d’apprendre de nouvelles structures morphosyntaxiques.

Ces acquisitions linguistiques faciliteront, ensuite, la compréhension du texte.

Les spécificités des textes disciplinaires
- La spécificité la plus facilement identifiée est sans doute celle du lexique. En effet, les textes disciplinaire sont construits à l’aide d’un lexique spécifique, très éloigné de celui de la langue de communication.

- Toutefois, contrairement à d’autres types de textes, les textes disciplinaires se caractérisent surtout par une forte densité informative : "il faut donner le maximum d’informations avec le minimum de mots" (Boyzon-Fradet, 1997 : 98). Cette condensation informative se traduit par un certain nombre de procédés grammaticaux (nominalisation, ellipse du sujet ou du verbe, absence de déterminant, complément du nom, voix passive, connecteurs, rôle sémantique de la ponctuation, etc.) qui constituent autant d’obstacles à la compréhension du texte par les élèves.