CASNAV de l’académie de Créteil

Des articles ou des communications de chercheurs

29 / 06 / 2017

- HUVERT Emmanuelle (2012), "L’évaluation des enfants nouveaux arrivants - Problèmes spécifiques ou problématiques transversales ?", revue Diversité, n°169, juillet 2012, "La pression évaluatrice. Quelle place pour les plus faibles ?"
L’évaluation des élèves nouvellement arrivés en France (ENAF) recouvre une triple pression : celle de maîtriser au plus vite la langue française, celle d’entrer dans les apprentissages scolaires (avec comme appui ou difficulté supplémentaires posée par la langue de scolarisation) et celle de se projeter dans une orientation qui pointe très rapidement. Finalement, on a ici un effet de loupe sur cette pression évaluatrice qui concerne l’ensemble du système éducatif. De quoi se lamenter... ou inventer.

- BOUCHARD Robert (2009), "Fls, compétence scolaire et lecture-écriture, Archive ouverte, n°00431209
L’auteur s’intéresse, dans cet article, aux compétences scripturales nécessaires à la réussite des élèves nouvellement arrivés en France et propose quelques modalités de l’intervention didactique correspondante. Il envisage cette dernière sur deux axes complémentaires, celui d’une didactique de la lecture puis celui d’une didactique de la production écrite, prenant en compte les particularités de l’écriture académique.

- VERDELHAN Michèle (2009), "Comment penser l’entrée dans les apprentissages en français langue de scolarisation pour les enfants d’origine étrangère ?",
Les cahiers pédagogiques, dossier n°473 "Enfants d’ailleurs, élèves en France".

- CLERC Stéphanie (2008), "Le conte en classe d’accueil, support de développement des compétences linguistiques, discursives, référentielles et socioculturelles", Tréma [En ligne], 30 | 2008.
Cet article présente une recherche – action conduite en classe d’accueil, portant sur l’exploration de contes issus du patrimoine culturel d’élèves étrangers nouvellement scolarisés en France. L’auteur part du postulat que, pour favoriser l’intégration scolaire de ces élèves, il convient de partir des richesses linguistiques et culturelles dont ils sont porteurs. Elle expose le déroulement des séquences centrées sur le conte ainsi que quelques unes des compétences travaillées.

- DEMOUGIN Françoise (2008), "La didactique des langues - cultures à la croisée des méthodes", Tréma [En ligne], 30 | 2008.
L’installation du concept de langue - culture en didactique des langues pose le problème de la prise en compte de la complexité de l’enseignement - apprentissage d’une langue. Les modèles théoriques existants peinent à donner à l’étude de la culture un axe précis. Des pistes se dégagent, autour de l’étude des processus d’enseignement et d’apprentissage, notamment par le biais du concept d’appropriation et le choix d’une didactique contextualisée, intégrée, qui dépasse une logique de type additionnel.

- FRISA Jean-Marie (2009), "Le réseau linguistique de l’élève bilingue", Les cahiers pédagogiques, dossier n°473 "Enfants d’ailleurs, élèves en France".
Dans le cadre de cet article, est défini comme élève bilingue, un enfant qui se sert de deux ou plusieurs langues (ou dialecte) dans sa vie de tous les jours. Les compétences peuvent varier d’une langue à l’autre. Il peut en lire une, sans lire l’autre, il peut aussi n’en lire aucune. Il peut parler et comprendre ces deux langues avec un niveau de compétence différent dans chacune d’elle.
Avec une telle définition, l’élève nouvellement arrivé, scolarisé en Clin, devient rapidement un élève bilingue ou pluri-lingue, utilisateur à des niveaux différents de sa langue maternelle, du français et quelquefois d’une troisième langue. Il se retrouve en effet très vite dans un bain linguistique authentique de langue française que n’ont pas les élèves de FLE à l’étranger. Sa langue première est souvent niée par ses camarades ou les adultes de l’école. Il faut pourtant mettre en valeur cette langue première ainsi que toutes les compétences scolaires et culturelles déjà acquises par l’enfant, ceci pour lui permettre de continuer sa propre histoire tout en devenant un citoyen le moins « déchiré ou déraciné » possible.

- GOI Cécile (2009), "Élèves nouvellement arrivés en france et parents allophones : construire le lien entre l’école et la famille, Les cahiers pédagogiques, dossier n°465 "Ecole et familles".
Les liens entre l’école et la famille, les enseignants et les parents ne vont pas toujours de soi. Ils sont à construire dans un dialogue réciproque, au niveau relationnel direct entre le maître de l’élève et les parents, mais aussi de manière plus institutionnelle. Et la tâche est rendue plus rude lorsque les parents des élèves sont étrangers, et donc familiers - ou non - d’une Autre école, d’une manière différente d’envisager l’instruction et l’éducation.

- LECONTE Fabienne & MORTAMET Clara (2008), "Cultures d’apprentissage et modes d’appropriation des langues chez des adolescents alloglottes", GLOTTOPOL, Revue de sociolinguistique en ligne, n°11, janvier 2008.
Les auteurs s’intéressent, dans cet article, au passé linguistique et scolaire des élèves de classes d’accueil, convaincues que "ces éléments pourront permettre de comprendre et de diriger leur apprentissage du français. Ces élèves n’arrivent en effet jamais vierges ni de langage - ils ont même pour la plupart appris déjà plusieurs langues et plusieurs variétés de langue - ni d’apprentissages, qu’ils soient scolaires ou non." Ces deux dimensions justifient qu’elle se soient penchées sur les répertoires plurilingues et sur les cultures d’apprentissage de ces élèves.
Elles comparent, ici, "deux populations d’origines différentes, en les supposant particulièrement contrastées du point de vue de leurs répertoires langagiers et de leurs cultures d’apprentissage : les élèves de classe d’accueil originaires des anciennes républiques soviétiques des pays de l’Est et du Caucase et ceux originaires d’Afrique Noire."

- DAVIN-CHNANE Fatima (2006), "Le français langue seconde (FLS) en France : appel à « l’interdidacticité »", Revue de didactologie des langues-cultures et de lexiculturologie, 2006/1, N°141, p. 67-77.
Le FLS dans les structures d’accueil est destiné à des élèves nouvelle- ment arrivés en France. Son enseignement est assimilé à celui du français langue étrangère (FLE) pour préparer les élèves à un enseignement en français langue maternelle (FLM). Le débat est d’actualité : le didacticien s’interroge sur la validité du concept de « FLS » dans un tel contexte, le praticien-brico- leur travaille dans l’urgence, manquant d’informations et de formations, et l’enseignant-chercheur que nous sommes se pose la question sur le savoir à enseigner : celui du FLE centré d’abord sur la communication orale, celui du FLM fondé sur la culture de l’écrit ou celui du FLS qui naîtrait d’un mariage didactique FLE/FLM ?

- PARPETTE Chantal & PEUTOT Fabrice (2006), "Les enregistrements de classes ordinaires comme support d’enseignement du français langue de scolarisation, Les Cahiers de l’Acedle, n°2, 2006, recherches en didactique des langues, colloque Acedle, juin 2005
Pour les "élèves nouvellement arrivés en France", l’apprentissage du français vise de façon prioritaire à faciliter leur intégration dans les classes ordinaires. L’une des procédures possibles consiste à introduire dans la classe de langue des enregistrements de cours de différentes disciplines des classes ordinaires. L’utilisation de ces discours authentiques oraux implique la résolution de quelques problèmes : leur décontextualisation et transfert dans la classe de langue, leur adéquation au niveau linguistique des élèves et à la progression dans l’apprentissage. L’approche de la formation linguistique des élèves allophones développée ici suppose une analyse attentive de la construction discursivo-linguistique des interactions de classe, un choix d’extraits autonomes et leur traitement dans un but didactique défini, et la construction d’activités particulières pour sensibiliser les élèves à ce que montrent ces enregistrements.

- DAVIN-CHNANE Fatima (2006), "Français langue étrangère, français langue maternelle/première : quelles passerelles pour l’enseignement du français langue seconde au collège ?
Les didactiques des langues première, seconde et étrangère se partagent les contextes et les publics. Celle du français langue seconde au collège en France, lequel est reconnu institutionnellement depuis 2000 comme domaine d’enseignement, appelle à la mise en place de passerelles didactique, disciplinaire et culturelle. Cette organisation spécifique doit permettre aux élèves nouvellement scolarisés dans le cursus français d’une part de communiquer et étudier dans une langue non maternelle, le français, d’autre part d’entrer dans une culture commune.

- CHISS Jean-Louis (2004), "Éléments de problématisation pour l’enseignement/apprentissage du français aux élèves « non francophones », conférence prononcée le 11 février 2004 l’IUFM de Livry-Gargan, dans le cadre du plan académique de formation des enseignants de l’académie de Créteil.
Dans cet article très complet, l’auteur, professeur à l’université Paris 3, propose l’analyse de différents éléments concernant l’enseignement-apprentissage du français aux élèves allophones (dimensions socio-cognitives, cognitives, langagières et culturelles). Il analyse également la place du français dans l’appropriation des savoirs scolaires, l’importance de la littératie et de l’entrée dans l’écrit, l’apprentissage de la communication scolaire et termine par la problématique du multilinguisme et du multiculturalisme.

- VIGNER Gérard (2004), "La maîtrise de la langue dans les apprentissages du français langue seconde", conférence prononcée le 11 février 2004 l’IUFM de Livry-Gargan, dans le cadre du plan académique de formation des enseignants de l’académie de Créteil.

- SIMARD Claude (2001), "Langue et acquisition des savoirs : Les compétences langagières dans les disciplines scolaires", Québec français, n°123, p. 32-35.
Dans cet article, l’auteur propose une première entrée dans la langue des discipline : il analyse notamment l’utilisation de l’écrit dans les disciplines autres que le français et les formes de discours propres à celles-ci.