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Actualité culturelle : expos, cinéma, livres, DVD, etc...

08 / 04 / 2013 | Jérôme Charbonneau

Album De baraque en baraque, voyage au bout de ma rue, Cendrine Bonami-Redler, éd. La Ville Brûle

À trois stations de bus de la mairie de Montreuil, dans la zone des anciens murs à pêches, vit un petit groupe de Roms de Roumanie, installés sur ce terrain depuis six ans. Le campement est constitué de quelques baraques où vivent une cinquantaine de personnes. Les conditions d’habitat y sont plus que précaires.
De baraque en baraque comporte plus de 60 magnifiques dessins complétés par des témoignages et courts textes riches en informations sur le quotidien et la vie des habitants du campement.

 


 

Exposition "Have a look into my eyes", du 10 au 31 octobre 2014, à la FNASAT

A partir d’un projet participatif autour de la langue romani, 15 artistes Roms présentent des oeuvres originales basées sur les mots de leurs choix. A travers des installations, des objets, des peintures, des photographies, des vidéos, des représentations et des installations multimédias, le visiteur découvre des histoires et des expériences individuelles. Une exposition qui illustre la diversité de la langue romani, la vigueur de l’art rom contemporain, tout en dénonçant les discriminations.

FNASAT - 59 rue de l’Ourq - 75019 Paris

 


Film Mange tes morts de Jean-Charles Hue

Jason Dorkel, 18 ans, appartient à la communauté des gens du voyage. Il s’apprête à célébrer son baptême chrétien alors que son demi-frère Fred revient après quinze ans de prison. Ensemble, accompagnés de leur dernier frère, Mickael, un garçon impulsif et violent, les trois Dorkel partent en virée dans le monde des « gadjos » à la recherche d’une cargaison de cuivre. Mange tes morts est la suite directe de La MB du Seigneur, précédent long métrage de Jean-Charles Hue, avec les mêmes personnages, la famille Dorkel, dans le Nord de la France. C’est à une immersion dans un monde secret que nous invite Jean-Charles Hue.

Au cinéma depuis le 17 septembre 2014.

 


A lire : Ederlezi, comédie pessimiste, de Velibor Čolić
Collection Blanche, Gallimard
Paru le 5 mai 2014
 

Ederlezi retrace l’histoire, à travers le XXe siècle, d’un fameux orchestre tzigane composé de musiciens virtuoses, buveurs, conteurs invétérés, séducteurs et bagarreurs incorrigibles. Ils colportent leurs blagues paillardes, leurs aphorismes douteux et leurs chansons lacrymogènes de village en village. L’orchestre sombrera dans les grands remous de l’histoire : englouti en 1943 dans un des camps d’extermination où périrent des milliers d’autres Tziganes, il renaîtra pour être de nouveau broyé par la guerre d’ex-Yougoslavie en 1993. Chaque fois, le meneur de l’orchestre, Azlan, semble se réincarner. On le retrouve finalement dans la « Jungle » de Calais en 2009, parmi les sans-papiers et les traîne-misère qui cherchent un destin aux franges de la modernité.
 


 

A lire : Considérant qu’il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir , sur l’art municipal de détruire un bidonville

Textes réunis et présentés par Sébastien Thiéry
Contributeurs : Jean-Christophe Bailly, Étienne Balibar, Stéphane Bérard, Chloé Bodart, Patrick Bouchain, Robert Cantarella, Charlotte Cauwer, Julien Choppin, Hélène Cixous, Gilles Clément, Margot Crayssac, Jean-Paul Curnier, François Cusset, Nicola Delon, Jac Fol, Jean-Michel Frodon, Didier Galas, Édith Hallauer, Cyrille Hanappe, Loïc Julienne, Isabelle Lassignardie, Franck Leibovici, Ronan Letourneur, Francis Marmande, Béatrice Mésini, Marina Nicusor, Olivier Quintyn, Strachinaru Ramona, Valérie de Saint-Do, Merril Sinéus, Michel Surya, Sébastien Thiéry, Aude Tincelin, Jean Torrent

Editeur : Post-éditions
Date de parution : 14 mars 2014
ISBN : 979-10-92616-02-6

Et autour de ce livre :

  • Article d’Anne-Marie Fèvre à propos du livre et de l’action du PEROU dans Libération (4 avril 2014)
  • Y a-t-il une question "rom", entretien de Sébastien Thiéry avec Carine Fouteau (propos recueillis par Julie Clarini), à propos de Considérant qu’il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir, et de Roms et Riverains (La Fabrique). Article Le Monde paru en ligne le 9 avril 2014, repris dans l’édition imprimée (cahier Livres) le 11 avril 2014 sous le titre "La "question rom" aveugle".
  • Article de Luc Le Chatelier paru dans Télérama le 10 mai 2014 : "Des arrêtés antiroms à la moulinette de l’art".

A lire : AVAVA-OVAVA, paru en mai 2014 aux éditions Al-Dante

Textes de Anina Ciuciu, Pierre Chopinaud, Lise Foisneau, Valentin Merlin, Saimir Mile. Photographies de Yann Merlin
Été 2013. Un groupe de jeunes gens de France, Rroms, Manouches, et Gadjés, partent de Paris et retrouvent une foule de garçons et filles d’Europe rassemblés, autour de la nuit du 2 août : la liquidation du camp des familles tziganes de Birkenau. C’est sur la route du retour, périlleuse et pressée, à travers l’espace et le temps éclatés de l’Europe, qu’a surgi, à l’esprit de ces voyageurs neufs l’idée de ces récits, réflexions, images, rassemblés ici comme pour indiquer la destination de leur voyage paradoxal.
ISBN 2847617655

Présentation publique et lectures au Marché de la Poésie, du 11 au 15 juin, à Paris, Place Saint Sulpice.


A lire  : Roms et riverains, une politique municipale de la race, LA FABRIQUE Editions, sortie le 20 fevrier 2014

 Pour éviter race, mot par trop malsonnant, on admet plutôt que la « question rom » est une affaire de culture. De fait, la culture rom, sorte d’errance sans but dans un paysage d’ordures, de boue et de rats, serait difficilement compatible avec « la nôtre ». D’où leur vocation – à ne pas séjourner chez nous, à être expulsés vers leurs pays d’origine où ils trouveront plus facilement leurs marques.

 

Ce livre montre comment l’État français, empêché par ses propres lois de traiter les Roms, citoyens européens, comme il traite les sans papiers tunisiens ou maliens, délègue aux municipalités la tâche de démolir les camps et de chasser leurs habitants. Il montre comment, pour ce faire, maires et adjoints s’appuient sur un réel ou supposé « ras-le-bol » des riverains. Il montre aussi, circulant comme des fantômes, les enfants roms, par terre avec leur mère sur un carton rue du Temple ou cheminant dans la nuit sur le bord de la nationale pour gagner l’école d’une commune éloignée qui accepte de les recevoir.
Un livre pour voir ce que nous avons chaque jour sous les yeux

 

► Aurélie Windels est journaliste et coordinatrice du collectif Cette France-là.
►Carine Fouteau est journaliste à Mediapart.
►Eric Fassin est professeur à Paris 8 (département de Science politique et - Centre d’études féminines et d’études de genre) et chercheur à l’IRIS et au LabTop / CRESPPA
►Serge Guichard est militant, membre fondateur de l’Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines roms (Asefrr).

240 pages - 13 euros - ISBN978-2-35872-057-1


A lire : Délinquants et Victimes, La traite des enfants d’Europe de l’est en France. Olivier Peyroux.ed Non Lieu. 2013,204 p. Avant-propos de Robert Badinter.

Cette étude inédite porte sur la traite en France des enfants originaires de l’Est, du point de vue, largement délaissé par nos institutions, de la protection des mineurs.
L’une des difficultés pour appréhender ce phénomène réside dans les nombreux fantasmes qu’il suscite dans l’opinion publique. S’appuyant sur son expérience de terrain auprès des enfants exploités, l’auteur revient sur un certain nombre de clichés et recentre le débat sur son seul enjeu véritable : comment protéger les enfants victimes de la traite des êtres humains ?
Par qui ces enfants sont-ils exploités ? Est-ce par leurs parents ? Par des réseaux mafieux ? Ces pratiques relèvent-t-elles de la criminalité organisée ou d’une forme de débrouille économique initiée par des familles dans le besoin ? Pourquoi les forces de l’ordre, la protection de l’enfance ou les associations se montrent-elles si impuissantes à agir ?
En nous plongeant dans l’univers des victimes, ce livre nous donne à comprendre leurs difficultés à échapper à leurs exploiteurs. L’auteur apporte ici les clés de lecture indispensables pour cerner cette problématique, et notamment les raisons de l’inefficacité des politiques actuellement en vigueur. Il propose des pistes concrètes pour offrir aux enfants victimes de la traite une protection plus adaptée.

Olivier Peyroux est sociologue. Il travaille depuis plus de 10 ans (d’abord en Roumanie, puis en France) auprès des mineurs victimes de la traite. Il a obtenu pour cet ouvrage le prix Caritas - Institut de France 2013


Le contrôle des Tsiganes en France (1912-1969). Emmanuel Filhol. ed. Karthala. 2013.276 p

Le 16 juillet 1912, le Parlement français votait une loi sur « l’exercice des professions ambulantes et la réglementation de la circulation des nomades ». Cette loi constituait un tournant dans la politique discriminatoire adoptée par la République envers les Tsiganes (« nomades »), dont la présence en France remonte au Moyen Âge. Elle imposait à tout nomade âgé de plus de treize ans le port obligatoire d’un carnet anthropométrique d’identité, auquel s’ajoutait le carnet collectif pour la famille. Le carnet anthropométrique des nomades s’inscrivait dans le prolongement des méthodes et des procédés du bertillonnage appliqués aux criminels depuis le début des années 1880. Des populations bohémiennes, jugées uniquement sur leur mode de vie, durent alors se soumettre à une procédure distinctive d’encartement qui les stigmatisait, renforçait leur exclusion de la communauté nationale, favorisait la répression à leur encontre et visait à les contraindre à la sédentarisation.
Cet ouvrage expose la genèse du dispositif législatif de contrôle des nomades instauré par la loi de 1912, de son élaboration à son adoption et à sa mise en application, ainsi que les incidences indirectes que la loi eut sur le traitement administratif des Tsiganes pendant les deux guerres mondiales et jusqu’à son abrogation en 1969.

Enseignant-chercheur à l’université de Bordeaux 1, Emmanuel Filhol est membre du Laboratoire SPH, Sciences, Philosophie, Humanités (EA 4574). Ses travaux de recherche portent sur l’histoire des Tsiganes en France et de leurs représentations. Il a publié notamment Un camp de concentration. Les Tsiganes alsaciens-lorrains à Crest 1915- 1919 (PUF de Grenoble, 2004), La mémoire et l’oubli. L’internement des Tsiganes en France, 1940-1946 (L’Harmattan, 2004), Les Tsiganes en France. Un sort à part. 1939-1946 (avec Marie-Christine Hubert, Perrin, 2009).


 

Alain FOUREST « Nous sommes tous des Roms Tsiganes ». Editions Mélibée,
Sous ce titre un brin provocateur, cet ouvrage a pour ambition de porter un regard dénué de préjugés sur une population qui, depuis quelques années, fait l’objet de multiples fantasmes et sème le trouble parmi les responsables politiques, les élus locaux mais aussi les citoyens qui subissent leur voisinage.(…) Des responsables politiques alimentent par des propos irresponsables et souvent condamnables une fi èvre médiatique.Ils mettent en cause le comportement de certains de ces groupes en exploitant les préjugés et les stéréotypes les plus éculés. La majorité politique, au pouvoir depuis le printemps 2012, tente de mettre en place une politique plus respectueuse des droits et de la culture de cette minorité. Cet ouvrage se propose d’être un outilpermettant au lecteur une approche plus sereine d’un débat qui se résume trop souvent à une dangereuse polémique.

Militant associatif, Alain FOUREST, aujourd’hui retraité,est président d’honneur de l’association Rencontres Tsiganesen Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Responsable national de la« politique de la ville » auprès du Premier Ministre en 1982, ilest l’auteur de diverses publications sur ce thème et d’un livre intitulé : Chroniques de la ville ordinaire aux éditions de l’Aube diffusé à 2000 exemplaires. Il intervient régulièrement dans différents médias sur les questions de société.

 


 A voir : le Webdocumentaire « La Valse des Roms »

 Daniela, Dragomir, Adela et Georges, originaires de Roumanie, vivent depuis dix ans en France. De bidonvilles en hôtels sociaux, ils tentent depuis leur arrivée de s’intégrer, avec des succès et des échecs. Découvrez leurs histoires, éclairées par le regard de plusieurs chercheurs et membres d’associations engagés à leurs côtés, dans le webdocumentaire « La Valse des Roms » réalisé par Média Solidaire en partenariat avec le Secours Catholique.

 Pour voir le webdocumentaire en ligne... 


A avoir sous la main...  : le livret "Ceux qu’on appelle les Roms" 

 Le Collectif National Droits de L’Homme Romeurope publie un livret pour déconstruire les principaux préjugés ancrés dans l’opinion publique.

 A télécharger..

 


A lire : Je suis Tzigane et je le reste , Des camps de réfugiés roms jusqu’à la Sorbonne.

 

Anina , Frédéric Veille, 201 p .City édition .2013

 Des camps de réfugiés tziganes jusqu’à la Sorbonne : le premier témoignage d’une jeune Rom, sans concessions, émouvant et au-delà des préjugés.
" Je m’appelle Anina, j’ai 22 ans et je suis Rom. Avant d’arriver en France quand j’avais 7 ans, j’ai connu les squats, les camps où on entassait les tziganes en Roumanie ou en Italie, les chambres miteuses. Quand je suis arrivée ici, j’ai dormi dans un camion, je n’ai pas toujours mangé à ma faim. J’ai même dû faire la manche dans la rue pour survivre et j’en ai gardé la trace d’une humiliation indélébile. Mais je voudrais aussi vous raconter une autre vérité. J’ai appris le français, puis j’ai obtenu mon bac S avec mention. Aujourd’hui, je suis en maîtrise de droit à l’université de la Sorbonne. Quand on a traversé ce que j’ai traversé, c’est qu’on a la rage de réussir. De prendre une revanche sur la vie … Les Roms ne sont pas seulement des personnes qui font la manche, des voleurs de poules. C’est une communauté qui a une culture, une histoire. Il ne faut pas en avoir peur, il faut juste essayer de nous comprendre et de nous donner une chance. Je n’ai pas oublié d’où je viens et à travers mon histoire, je voudrais que l’on comprenne qui nous sommes. " 

 


A lire : A la croisée des chemins

 

 Janine Bruneau, Oskar éditeur, 2013.195 p (à partir de 10 ans )

 France, 1940 : c’est l’exode. Fuyant l’invasion allemande, des millions de gens se déversent sur les routes. Pour Sandro, jeune Tzigane insouciant, un autre voyage commence dans la roulotte familiale, une traversée qui lui fera connaître le meilleur comme le pire du monde des gadjé. Car si les Tsiganes ont tout à craindre du régime de Vichy, la guerre et l’injustice sont aussi le creuset de l’héroïsme ordinaire, et de l’impossible amitié. 


A lire : Lyuba ou la tête dans les étoiles

 

Les Roms, de la Roumanie à l’Ile-de-France
par Valentine Goby et Ronan Badel, septembre 2012, éditions Autrement, collection Français d’ailleurs.

 

Un docu-fiction sur le destin de Lyuba, une jeune fille Rom de 14 ans, dans la Seine-Saint-Denis d’aujourd’hui. 

Lyuba et sa famille originaire du Nord-Ouest de la Roumanie, se sont installés à la périphérie de Paris dans des abris de fortune. Depuis quatre ans, la vie est rude et l’intégration difficile pour la jeune adolescente qui passe ses journées à chanter dans le RER ou à s’occuper de ses frères et sœurs. Au gré des expulsions et des changements de camps, elle rêve d’une nouvelle vie. Mais lorsqu’elle croise le chemin de Jocelyne, une infirmière passionnée d’astronomie qui lui propose de l’aide, elle décide de saisir sa chance...
Un cahier documentaire rédigé par Martin Olivera complète ce récit.
La collection "Français d’ailleurs" d’Autrement jeunesses est une collection sur l’histoire de l’immigration en France, pour les enfants de 9 à 13 ans, éditée par Autrement en collaboration avec la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Chaque ouvrage est relu par un historien, spécialiste de la période. 


 

Et toute l’actualité culturelle au Centre de ressources de la FNASAT

 

Le centre de ressources de la FNASAT rassemble et diffuse les informations concernant les Tsiganes/Gens du voyage (Roms, Sinté, Manouches, Gitans, Yéniches..). Il rend compte de l’actualité nationale et internationale grâce à son fonds spécialisé (livres, revues, documents sonores, vidéos). Il constitue une mémoire tsigane partie intégrante du patrimoine national et européen et favorise les rencontres entre communautés et la promotion artistique.

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